Depuis plusieurs mois, la population de Saint-Raphaël est confrontée à un grave problème de qualité de l’eau. Les puits numéro 5 et 6 sont contaminés par une concentration excessive de manganèse. Selon l’avis du CISSS de Chaudière-Appalaches, cette eau ne devrait même plus être utilisée, même bouillie, car cela augmente la concentration du manganèse. Malgré tout, ces puits ont été rouverts à plusieurs reprises lorsqu’il manquait d’eau, exposant inutilement la population à des risques.
Pire encore, aucune solution claire et officielle n’a été présentée. Il n’y a aucun échéancier public, aucun plan de travail détaillé publié par la municipalité, et rien sur leur site Internet ne démontre qu’un projet est réellement en cours pour régler le problème à court ou moyen terme. Il existe un document qui s’appel : "Plan d'action eau potable 2026” mais dans ce document, il n’a pas de solutions concrète et de plan clair pour régler le problème.
Devant une telle situation, notre équipe s’engage à faire de ce dossier une priorité numéro un dès notre entrée en fonction.
Notre plan pour protéger l’eau potable
Notre plan s’articule en trois volets complémentaires, qui peuvent être mis en œuvre rapidement et efficacement, sans attendre des années :
1. Un plan d’urgence immédiat
Plus jamais l’eau contaminée des puits 5 et 6 ne sera réintroduite dans le réseau dans ces conditions. Dès notre arrivée, nous allons les fermer, comme le recommande le CISSS.
En cas d’urgence, nous ne jouerons pas avec la santé des gens. Des solutions simples et humaines seront prévues : camions-citernes, connexion à un puits sécuritaire ou distribution de bouteilles d’eau. On ne fera plus d’avis d’ébullition qui se trouve à être une mesure inappropriée en cas de contamination au manganèse.
Un vrai protocole d’urgence sera mis en place, avec les employés municipaux et expert. Clair, rapide, respectueux de la santé publique.
2. Une solution temporaire, à court terme
En attendant la mise en place d’une solution permanente, nous allons poser des gestes concrets pour sécuriser rapidement l’approvisionnement en eau.
• Installer une unité mobile de traitement de l’eau sur le puits numéro 5, afin de rendre son eau potable et conforme avant toute utilisation. Cette solution est déjà utilisée ailleurs au Québec et peut être mise en place rapidement, en location ou avec option d’achat.
• Sceller et protéger les puits 1, 2 et 3, comme recommandé dans les rapports d’analyse, afin d’éviter toute contamination accidentelle.
• Réserver l’utilisation du puits 5 à l’eau traitée uniquement. Jamais l’eau contaminée ne sera réinjectée dans le réseau, même temporairement.
Cette approche nous permettrait de stabiliser l’alimentation en eau potable sans compromettre la santé des citoyens, dans un délai beaucoup plus court que la construction d’une usine complète de traitement d’eau.
3. Une solution durable, à long terme
Deux options sont actuellement envisagées comme solution permanente (mais seront bien sure évaluer avec les expert une fois en poste:
Option A : construction d’une station de traitement complète
Cette option permettrait de traiter l’eau des puits 5 et 6 au manganèse à l’aide de filtres spécialisés.
Toutefois, elle impliquerait des coûts d’opération élevés chaque année, du personnel formé, l’achat et le remplacement régulier de filtres, ainsi qu’un risque de pannes.
Option B : condamnation des puits contaminés et creusage de nouveaux puits
Cette option offrirait une solution plus simple, plus durable et moins coûteuse à long terme.
En creusant un ou deux nouveaux puits à des endroits identifiés avec des spécialistes en hydrogéologie, nous pourrions garantir une eau propre sans devoir la traiter activement.
Cela éviterait les frais récurrents d’une usine et permettrait à la municipalité de se concentrer sur la surveillance plutôt que sur le traitement.
À nos yeux, l’option des nouveaux puits est celle qui semble la plus logique, à condition qu’une analyse technique confirme que le site est favorable. Il faudra trouver rapidement les ressources financières pour la réalisation. Et si cela implique de revoir l’ordre des priorités dans les projets municipaux, nous serons prêts à faire les ajustements nécessaires.
Ce que nous garantissons à la population
Ce dossier touche directement la santé publique. Nous ne pouvons plus tolérer l’inaction ou le flou. Nous allons communiquer ouvertement et régulièrement avec les citoyens, publier des mises à jour, expliquer chaque étape, et surtout, agir rapidement. Il n’y aura plus de décisions prises dans l’ombre, ni de demi-mesures improvisées.
L’accès à une eau potable saine n’est pas un luxe. C’est un droit fondamental.